Lundi 12 décembre 2005
image Maïa Mazaurette (c) 2003
Maïa Mazaurette m'inspire...parlonsQ !?
Maïa Mazaurette est née à Paris le 22 juillet 1978. Militante féministe et journaliste en télévision et presse écrite, elle a écrit deux romans, Nos amis les hommes en 2001 et Le pire est avenir en 2004. Elle a entretenu également un weblog ou elle montrait ses fesses jusqu'en janvier 2005, La Coureuse. Elle critique aujourd'hui le porno de Canal+ dans le magazine Newlook, continue à écrire, et entretient une rubrique, Ask Maïa, sur le site NoFrag. Elle a recemment participé a un blog publicitaire pour le compte de Thierry Mugler, mettant en avant un nouveau parfum.
Que pensez-vous de notre Bridget Jones national ? (bientôt les liens pour la découverte)
Découvrez le personnage !
Ames sensibles s'abstenir
Magnetic - Extrait d'archive disponible sur son site Lycos - Maïa Mazaurette, 2003.
Le double marteau de guerre du Viet-Cong est en marche au rythme apaisé de la riante Kalachnikov en mode destruction massive et multilatérale.Le voisin du dessus peut dormir tranquille: j'ai une main plaquée fort sur la bouche. L'autre main... hmmm... longue et obscure histoire. Ah, c'est sûr, je fais moins la maline, maintenant que j'ai transformé le gentil garçon en Il Dominator. Comment j'ai fait? Simple. Des trucs comme ça: - Tu vas encore te moquer de moi dans ton blog. - Oui, c'est bien possible. - Bon, autant en profiter, alors. Parce que tu vois, toi, t'es un peu comme une flamme insaisissable et on se brûlerait en essayant de t'attrap... - WHHHA AHHA HAH AHah aha ha! T'en as encore, des clichés à deux balles dans ce goût-là? - Toi, tu vas prendre. Indéniablement, je prends.
L'intervale entre ces deux scènes est assez court pour que j'aie du mal à taper sur ce clavier, mais maintenant, c'est le matin. Le garçon est déguisé en pingouin pas manchot, et les petites lunettes sérieuses ajoutent encore une touche fétichiste à ce look de jeune cadre funéraire dynamique. J'adore. Je veux jouer. Une protubérance orne le pantalon à pinces, à peu près aussi discrète qu'un cachalot au milieu d'un banc de bouddhistes. - Ah, non! Je peux pas partir au travail comme ça!!! - Hé hé hé.
A peu près totalement à poil, je constate que le salon a tout d'un gros magnet sur le frigo: chandeliers en faux marbre, naperons en crochet avec bibelots en céramique dessus, gravures de l'Alsace-du-bon-vieux-temps. Plus fort que les compositions d'ikebana en plastique, il y a ce concept innovant : les arbres d'intérieur. Cerisiers, pins, platanes. En plastique. Un drame de la déco, tendance gériatrique, à côté duquel même mes grands-parents ont super bon goût.
Mais le pire, c'est cette impression d'être dans un laboratoire de tests sanitaires archi-excessifs. La poussière est un truc inconnu, la table a un ph neutre, le sol est dermatologiquement stérile, je pourrais lécher les dessous de meuble. Inhumain. Alors je roule sur le lit en miaulant: - Tu m'habiiiiiilles? - C'est de la provocation. - Putain, t'es super perspicace. - Fais gaffe, je prends des notes et tu payeras tout ça très cher la prochaine fois. Justement.
Et si j'écrivais encore quelques pourritures de plus sur ce cher Vgta?Le double marteau de guerre du Viet-Cong est en marche au rythme apaisé de la riante Kalachnikov en mode destruction massive et multilatérale.
Maïa Mazaurette
Ecrire des trucs plus ou moins drôles,
avec plus ou moins de succès.
premier roman disponible,
"Nos amis les hommes", éditions Florent Massot.
Maïa Mazaurette ; Journaliste, écrivain
L'extrait disponible ci-dessus ne provient en rien de son premier roman
mais représente une archive orpheline publiée en ligne par l'auteur.
L'intervale entre ces deux scènes est assez court pour que j'aie du mal à taper sur ce clavier, mais maintenant, c'est le matin. Le garçon est déguisé en pingouin pas manchot, et les petites lunettes sérieuses ajoutent encore une touche fétichiste à ce look de jeune cadre funéraire dynamique. J'adore. Je veux jouer. Une protubérance orne le pantalon à pinces, à peu près aussi discrète qu'un cachalot au milieu d'un banc de bouddhistes. - Ah, non! Je peux pas partir au travail comme ça!!! - Hé hé hé.
A peu près totalement à poil, je constate que le salon a tout d'un gros magnet sur le frigo: chandeliers en faux marbre, naperons en crochet avec bibelots en céramique dessus, gravures de l'Alsace-du-bon-vieux-temps. Plus fort que les compositions d'ikebana en plastique, il y a ce concept innovant : les arbres d'intérieur. Cerisiers, pins, platanes. En plastique. Un drame de la déco, tendance gériatrique, à côté duquel même mes grands-parents ont super bon goût.
Mais le pire, c'est cette impression d'être dans un laboratoire de tests sanitaires archi-excessifs. La poussière est un truc inconnu, la table a un ph neutre, le sol est dermatologiquement stérile, je pourrais lécher les dessous de meuble. Inhumain. Alors je roule sur le lit en miaulant: - Tu m'habiiiiiilles? - C'est de la provocation. - Putain, t'es super perspicace. - Fais gaffe, je prends des notes et tu payeras tout ça très cher la prochaine fois. Justement.
Et si j'écrivais encore quelques pourritures de plus sur ce cher Vgta?Le double marteau de guerre du Viet-Cong est en marche au rythme apaisé de la riante Kalachnikov en mode destruction massive et multilatérale.
Maïa Mazaurette
Ecrire des trucs plus ou moins drôles,
avec plus ou moins de succès.
"Nos amis les hommes", éditions Florent Massot.
Maïa Mazaurette ; Journaliste, écrivain
L'extrait disponible ci-dessus ne provient en rien de son premier roman
mais représente une archive orpheline publiée en ligne par l'auteur.
